Une bonne photo, c’est quoi au fond ?

Posez la question à dix photographes et vous obtiendrez probablement dix réponses différentes.
Ils vous parleront de netteté, de lumière, de composition, d’exposition, de règle des tiers…
Bref, beaucoup d’éléments techniques.

Mais dans ce cas, pourquoi certaines photos imparfaites parviennent tout de même à nous toucher autant ?
Un cadrage maladroit, une mise au point imparfaite, un manque de contraste… et malgré ces défauts techniques, ces images évoquent des souvenirs, des lieux, de la nostalgie, des rires et des larmes…

C’est bien là que réside toute la force de la photographie : cette capacité incroyable de provoquer des émotions.

Mais alors, la technique on s’en fout ?

Non, évidemment. Une photo complètement floue ou fortement sous/sur-exposée n’a aucun intérêt, quel que soit le contexte qui y est lié.

Mais la technique ne doit pas être une finalité en soi.
C’est un outil qui nous aide à saisir correctement ces sujets que nous souhaitons immortaliser.

Les progrès technologiques de ces trois dernières décennies nous ont fait oublier l’essence même de la photographie.
Aujourd’hui on se demande quel smartphone prend les plus belles photos, quel appareil photo hybride est le plus performant, celui qui prend le plus d’images à la seconde…

Mais nous accordons beaucoup trop d’importance à la technique au détriment du récit.
Nous sommes aveuglés et obsédés par la technologie, au point d’en avoir oublié l’art de raconter avec une image.

Le paradoxe de la photographie digitale

Avec l’arrivée de la photographie numérique vient également la promesse d’une plus grande liberté pour les photographes : adieu l’achat de pellicules, bye-bye l’attente et les coûts des développements, au revoir les frais de tirage.
Les résultats sont immédiats et la pratique devient accessible à tous.

Mais cette gratuité a eu un effet pervers : elle a progressivement dévalué la pratique et le médium. Nous prenons des photos de tout et n’importe quoi, nous les partageons pour être vus, nous stockons des milliers d’images pour les oublier.
La photo devient éphémère et futile alors qu’elle était l’outil qui servait à pérenniser et documenter les moments importants de nos vies.

Parc d'Osseghem, Bruxelles

Ce que la photographie argentique m’a appris

Mon premier contact avec la photographie se fait à l’époque des appareils sur lesquels tout se faisait manuellement.

Il fallait attendre plusieurs jours pour récupérer ses pellicules développées, choisir méticuleusement les clichés à tirer, décider des formats et des quantités.
On conservait ensuite précieusement les négatifs comme des œuvres de grande valeur.

Ces contraintes techniques et financières imposaient au photographe d’analyser, de réfléchir, d’anticiper et de déclencher avec intention.

Chaque déclenchement raté avait un coût. Les photos n’étaient pas des consommables. Elles étaient des objets précieux, destinés à conserver des souvenirs de ce qui nous est cher.


Parc d’Osseghem, Bruxelles

En conclusion

En dehors de tout considération purement technique et esthétique, une bonne photo c’est avant tout une image qui a de la valeur.
Je ne parle pas ici de valeur financière, mais de l’importance que l’on accorde à une chose.

La photo doit avoir de la valeur pour celui qui la prend et pour celui à qui elle est destinée.
Le bon photographe ne se contente pas d’appuyer sur un déclencheur, il est là pour vous aider à transmettre quelque chose.
Une personnalité au travers d’un portrait, la passion dans des créations, l’atmosphère d’un espace de vie.

C’est cette approche qui guide mon travail.
Curieux de voir ce que ça donne en pratique ?
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